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ARCHIVES Actualité : mai 2009

La dyslexie : remède aux failles pédagogiques ?


La dyslexie serait-elle utilisée afin de justifier nos dysfonctionnents dans l'apprentissage de la lecture à nos enfants? Les cabinets de logopèdies ne désemplissent pas! Est-ce parce que nous avons pathologisé cette carence et brisé leur estime de soi ?

Dyslexie: une vraie fausse épidémie

Bien que, la notion de dyslexie de l'enfant soit toujours en débat. L'OMS estime, sur base des recensements de cas diagnostiqués (erronément ?) essentiellement dans les pays de l'OCDE, dont la Belgique, que la dyslexie toucherait de 8 à 12 % de la population mondiale (pourcentage probablement augmenté par la présence des faux dyslexiques).

D'après certains spécialistes, notamment en France, elle constitue toujours une médicalisation excessive de questions pédagogiques et psycho-sociales. En Irlande et aux Pays-Bas ce taux est de 1%, en Allemagne 2%.

En me documentant sur le sujet, j'ai découvert Colette Ouzilou, orthophoniste depuis 1973. Elle me conforte dans mon intuition. Elle a travaillé en cabinet libéral et dans plusieurs centres médico-psychopédagogiques, notamment au centre Bourgain (Issy-les-Moulineaux), en collaboration avec des médecins psychiatres et psychanalystes.

Elle a consacré un ouvrage coup de poing, Dyslexie : une vraie-fausse épidémie, paru aux Presses de la Renaissance, sur les dysfonctionnements de l'enseignement de la lecture. Elle y explique que, depuis une vingtaine d'années surtout, les orthophonistes se heurtent à des pratiques pédagogiques malencontreuses qu'ils sont amenés à redresser.

Interrogée récemment par le Nouvel Observateur elle constate « qu'il y a trente ans, les orthophonistes attendaient le client. Aujourd'hui, ils refusent du monde » « La lecture et réécriture sont des codes. Il faut les enseigner. » Dans les années 1960, la plupart de ses patients souffraient de bégaiement, d'aphasie, bref, de réels troubles du langage. À partir des années 1970, elle a vu apparaître, en même temps que les nouvelles méthodes d'enseignement de la lecture, une première vague de lecteurs défaillants. Aujourd'hui, la quasi-totalité des enfants consulte pour des problèmes d'écriture. D'après elle, sur les 10 % d'élèves qui arrivent en consultation, 1 % à peine souffrirait de réelle pathologie. Les autres ? Des élèves « dysorthographiques » auxquels il manque des bases.»

Elle rappelle que « La dyslexie est une pathologie rare qui nécessite une rééducation souvent très longue. Le gouvernement va dépenser un fric fou pour « dépister » des enfants tout à fait normaux au lieu de consacrer le même argent à la formation d'instituteurs qui manquent cruellement de connaissances en phonétique. »

S'appuyant sur ses trente années d'expérience dans des centres médico-psychopédagogiques et en cabinet privé, elle affirme n'avoir traité qu'une quinzaine d'authentiques dyslexiques ; dans le même temps défilaient des centaines d'enfants en situation d'échec scolaire à cause de la lecture et de l'orthographe.

Mme Ouzilou n'est pas la seule à dénoncer le mythe de la dyslexie. La chaîne britannique Channel 4 avait diffusé un reportage intitulé The Dyslexia myth...

Notons qu'en France, depuis 2006 une circulaire ministérielle interdit l'usage des méthodes globale et/ou mixte pour l'apprentissage de la lecture.


Écrit par Consulting dans Actualité, Général, Loisirs

Source : skynetblogs.be - 28 05 2009
Cet article n'est plus en ligne.

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