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ACTUALITE - Dyslexie : reconnaître une voix serait plus ardu

WASHINGTON - Des chercheurs ont découvert que des adultes atteints de dyslexie éprouvaient également des difficultés à reconnaître des voix.

Le travail de ces chercheurs n'est pas simplement le fruit de la curiosité. Il s'inscrit dans le cadre de recherches visant à mettre au jour les fondements de la littératie et à découvrir les facteurs pouvant ébranler ces assises. En fait, l'objectif est de détecter les enfants à risque avant même leur entrée à l'école maternelle, et ainsi éviter de diagnostiquer la dyslexie chez des élèves de deuxième année.

Aux États-Unis, la dyslexie toucherait entre huit et 15 pour cent de la population. Elle peut entraîner de grandes difficultés en lecture et en écriture. Il ne s'agit pas d'une question d'intelligence ou de vision, mais plutôt d'une perturbation d'ordre langagier. Le cerveau ne parvient pas à assurer le traitement phonologique, c'est-à-dire à distinguer et à utiliser des sons pouvant être employés pour des mots ou des lettres.

Un étudiant de l'auteur en chef de l'étude se demandait si la dyslexie pouvait également altérer la reconnaissance de la voix. Après tout, des particularités subtiles dans la prononciation aident parfois à reconnaître des gens...

Des études antérieures ont montré qu'il était plus facile de reconnaître des voix lorsqu'il s'agissait d'une langue que l'on parle soi-même.

Des chercheurs ont donc réuni des étudiants anglophones en enseignement collégial et de jeunes adultes. Une moitié d'entre eux étaient atteints de dyslexie, l'autre pas.

Ces participants ont d'abord regardé des personnages animés (comme un clown, un mécanicien ou un joueur de soccer) qui parlaient soit en anglais, soit en chinois, pour se familiariser quelque peu avec eux. Ils ont ensuite été soumis à un test: associer une voix et un personnage.

Pour identifier les voix parlant en chinois, les volontaires, atteints ou pas de dyslexie, ont répondu correctement à environ la moitié des questions.

Toutefois, les participants souffrant de dyslexie ont obtenu le même résultat pour les voix parlant en anglais, tandis que les non-dyslexiques sont parvenus à associer correctement 70 pour cent des voix.

L'auteur en chef de l'étude, John Gabrieli, neuroscientifique du Massachusetts Institute of Technology, a fait valoir que la compréhension des causes de la dyslexie était grandement désirée, pour que des interventions puissent être effectuées en bas âge afin de contrer cette maladie.

L'étude a été publiée la semaine dernière dans la revue Science.


LAURAN NEERGAARD, THE ASSOCIATED PRESS

Source : journal metro.com (Montréal) – Publié le 2 août 2011
Cet article n'est plus disponible en ligne.

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