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ACTUALITE - Argelès : Il était une fois la... dyslexie un conte pour mieux comprendre


Un conte pour mieux comprendre la dyslexie

Toujours dans le cadre du Festival Maghreb, c'est un rendez-vous exceptionnel qui est annoncé, demain à 10 h 30 à la médiathèque du village (rue du 14-juillet), dont l'organisation est signée par le service Lecture de la communauté de communes. Un café littéraire, comprenez aussi un petit-déjeuner de partage, en présence de trois co-auteures (dont deux Algériennes qui feront spécialement le déplacement) pour présenter un magnifique conte intitulé « Alya au pays des mots » paru en août dernier. Ainsi Khalida Taleb, Ourida Nekkache, et la Banyulenque Michèle Bayar, invitent le grand public à découvrir cet ouvrage à travers une sensibilité particulière et une rencontre originale.

Transcrire le quotidien
Les explications de Michèle Bayard que l'on connaît bien à travers ses ateliers d'écriture : « Je tiens à préciser que ce moment n'est pas une conférence sur la dyslexie, non, c'est l'occasion d'aborder ce sujet universel, à travers un ressenti quotidien exprimé par Alya. Chaque mot de ce conte a été particulièrement pesé pour exprimer la souffrance du personnage et dépasser le tabou de ce handicap. Avec mes amies algériennes, nous avons souhaité transcrire cette différence. Et notre plus grande fierté c'est lorsque des enfants dyslexiques nous ont confié qu'ils s'étaient reconnus dans cette histoire ».

Des vérités pour espérer comprendre
Ce conte est simple, agréable à lire, il raconte : « C'est la rentrée des classes. Alya aime apprendre mais les lettres et les chiffres sont fâchés avec elle. Quand elle veut lire, les mots dansent devant ses yeux. Les phrases perdent tout leur sens. Les chiffres deviennent impossibles à reconnaître tant ils se tortillent. Mais lorsqu'Alya essaie de l'expliquer, personne n'y croit. Incomprise chez elle et à l'école, Alya confie son tourment à sa tortue Luna ». Et la porte-parole du trio de préciser : « Chaque cas de dyslexie est particulier mais tous ont quelques points en commun qui nous ont servis pour créer notre personnage ». Car le hasard n'a pas eu sa place dans cet ouvrage, lorsque l'on précise que Khalida Taleb est auteure de nouvelles littéraires et également psychologue et orthophoniste et qu'Ourida Nekkache poète du désert, est aussi photographe et sociolinguiste. Et Michèle Bayard de conclure : « Ce conte écrit à trois voix s'adresse aux enfants dyslexiques mais aussi aux autres, ainsi qu'aux adultes. Nous avons travaillé ensemble au texte de l'album pour que l'aventure d'Alya parle aux enfants dyslexiques de leur pays, l'Algérie, tout comme aux enfants français. Nous nous sommes également attachées à ce que des enfants non dyslexiques puissent découvrir, avec Alya, ce qu'est la dyslexie et les malaises qu'elle provoque. Enfin, nous avons abordé le sujet de façon frontale selon le point de vue de l'enfant qui découvre sa dyslexie, de sorte qu'il soit pour les jeunes enseignants non encore avertis un outil de réflexion pour mieux comprendre et entourer l'enfant dyslexique ».

Vé. P.

Source : L'indépendant.com - Edition du 28 01 2011
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