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Lettre d'Alizé, classe de 6ème.


La dyslexie

C'est l'histoire d'une petite fille. Comme chaque matin, comme chaque année, elle se réveille tous les matins la boule au ventre. Elle se réveille, se dit la même chose tous les matins: qu'est ce que je vais faire aujourd'hui ? Alors la petite fille n'a pas d'autres choix que d'aller à l'école. Et sur la route, elle s'arrête, elle veut faire demi-tour mais il faut qu'elle fasse sa journée d'école.


Quand la petite fille rentre dans la cour de récré, les moqueries s'enchaînent. Ca dit : "tu n'apprends rien, tu n'es pas intelligente, tu vas faire que de redoubler, même les plus petits que toi, sont plus intelligents, tu ne pourras rien faire plus tard, ta différence nous gêne, tu dis des bêtises, tu mérites d'être toujours toute seule !".


Alors la petite fille impuissante face à ces moqueries et ces insultes s'en va en pleurant. Elle n'a pas d'ami, tout le monde se moque d'elle. Alors elle se dit : "vivement que je rentre ce soir".


Alors la petite fille entend la cloche sonner et dit : "Il faut que j'aille en classe...". La petite fille rentre en classe, la professeur lui pose une question et la petite fille ne comprend pas la question et dit sans faire exprès la mauvaise réponse. Alors toute la classe se moque et la professeur se fâche.


Toute la journée se passe ainsi. Le soir, la petite fille rentre à la maison. Elle explique sa journée à sa mère et sa mère est en colère pour tout ce qui se passe. Elle dit : "tu diras à ton orthophoniste de t'aider".


Le jour où la petite fille explique tout ça à son orthophoniste, son orthophoniste l'aide. La petite fille à la fin de son rendez-vous ne veut pas sortir. Comme si elle était en statue. Mais il faut qu'elle avance pour arriver dans sa vie.


C'est l'après-midi, toujours toute seule, la petite fille reste assise sous un préau. Tout d'un coup, elle aperçoit deux petites filles, bien normal, rien d'exceptionnel se dit la petite fille. Les deux petites filles s'appellent Coraline et Angel. Elles disent : "Bonjour, on a besoin d'un autre joueur pour jouer. Est-ce que tu veux bien ?". La petite fille n'en croit pas ses oreilles. Pour la première fois, elle va jouer avec des enfants. A la fin du jeu, Angel demanda à la petite fille : "Comment tu t'appelles ? Tu veux bien être notre amie ?". Alors la petite fille a du mal à donner son prénom mais enfin elle a des amies.


C'est le dernier jour de l'école. Après c'est les grandes vacances d'été. Mais la petite fille appelle tout le monde. Les élèves, les professeurs, la directrice, et les parents. Elle commence à dire : "Moi, j'en ai marre que tout le monde se moque de moi à cause de mes problèmes.

- On se moque de toi car tu es bête, dit un garçon.

- Alors, tu veux peut-être qu'on s'échange notre vie ? Dit courageusement la petite fille".


Le petit garçon ne dit plus rien. Même plus personne ne dit plus rien.


La petite fille continue : "Vous savez à quel point ça peut être blessant ce que vous dites ? Je crois que non. Pendant plusieurs jours, plusieurs mois, même plusieurs années je suis restée tout seule à cause de vos moqueries, de vos insultes. Moi, ce que j'ai c'est la dyslexie et je resterai pour toujours avec ma dyslexie car mon seul et unique "moi" ma seule et unique personnalité, ma seule et unique amie, c'est ma dyslexie. Alors si vous vous moquez de quelqu'un qui est différent de vous, mettez vous à sa place. Aidez le, soutenez le, respectez le, car la différence et la dyslexie, c'est tout ce que j'aime. Si ça vous gêne, alors c'est vous qui êtes bêtes. Car moi, ça me gêne que vous vous moquiez des autres et je le dis ouvertement, sans peine : je suis dyslexique".


Après ce discours, la petite fille et ses amis, sa famille, et son orthophoniste et autres dyslexiques se mirent à pleurer de joie, tandis que les autres qui se moquaient sont restés comme des statues. C'est ainsi que la petite fille n'entendit plus les moqueries des autres...


FIN.


Alizé, avril 2014.



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