DYS MOI TOUT
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Voyage au long cours

Partage d'expérience de notre parcours


COLLEGE : 6ème



ARTHUS : CHANGEMENT DE RYTHME


Le cachotier

Nouvel établissement et nouvelle étape, le 3ème enfant de la famille entre au collège. Le premier trimestre se passe plutôt bien. Tous les soirs, parfois jusqu'à vingt-deux heures, les leçons sont revues. Il s'accroche. La cadence est différente et la fatigue commence à se faire sentir. Parallèlement, suite au départ de son orthophoniste, il poursuit sa rééducation avec celle qui s'occupe depuis quelques mois de son petit frère.

Dès le deuxième trimestre, il peine à suivre le rythme scolaire. Les résultats se font plus faibles, mais nous restent cachés. En effet, pour diverses raisons, il camoufle habilement les contrôles dont les résultats ne sont pas brillants. Il nous faudra plusieurs années pour le convaincre de ne plus dissimuler les résultats qui n'obtiennent pas la moyenne. Pour le plus jeune et ce depuis le primaire, nous avons mis en place un soutien scolaire. Nous réagissons très vite et nous en faisons bénéficier notre collégien par des cours de français et de mathématiques.

Nous prenons également rendez-vous dans le centre référent de son frère. Notre objectif : qu'il soit reconnu pour qu'il puisse obtenir les aménagements nécessaires dans sa scolarité.



BENJAMIN : CLASSE SPECIALISEE


Meilleure écoute

Il intègre une classe spécialisée pour enfants dyslexiques dans un collège privé. La classe est à petit effectif, une douzaine d'élèves. Les interrogations se font sur des polycopiés. Dès le premier trimestre, un plan personnalisé de scolarisation est écrit. L’ordinateur n’est pas encore intégré en classe. Afin de récupérer les cours pour les enfants dysgraphiques, les parents s’organisent entre eux et par mail, s’envoient les documents scannés. Notre enfant est dans la moyenne et a pourtant l’impression de ne pas y arriver. Nous nous posons des questions à son sujet.

L’enseignante référente et la directrice du collège sont à l’écoute et conseillent sans imposer.




SI C'ETAIT A REFAIRE



Langues

Il apprend l’allemand en première langue. Cette langue nous a été conseillée. Elle n’est pas opaque comme l’anglais et semble plus accessible pour les dyslexiques. Cependant, très vite, son apprentissage devient compliqué. Nous regrettons de ne pas avoir eu le choix de l’italien en première langue.


Dans l’attente de la finalisation des textes, voici un court bilan de cette période.

Au final

Nos deux dyslexiques obtiennent leur tiers temps et leur brevet des collèges. Les PPS même imparfaitement suivis leur ont permis de rester dans le cursus scolaire.

Artus est refusé dans un lycée privé accueillant par le passé des élèves dyslexiques. Nous n’avons aucun établissement pour lui. Nous nous précipitons à l’académie et déposons un dossier complet sur sa situation. Une commission spécialisée donnera son accord pour qu’il soit inscrit dans un petit lycée public proche de la maison.

Benjamin sera accepté dans une filière professionnelle.