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Primaire : CE2

Assez bien

Pour l'aîné de nos dyslexiques, l'année se déroule plutôt bien.

Néanmoins, l'institutrice déclare qu'il ne sera jamais brillant, juste assez bon. Nous n'en demandions pas tant, nous souhaitions seulement savoir comment cela se passait en classe.

En fin d'année, son orthophoniste parle de dyslexie-dysorthographie et d'un tiers temps qu'il faudra demander aux examens. Elle nous rassure car pour elle, certains blocages sont levés et notre grand va connaître le plaisir de lire. Effectivement, nous ne pourrons plus l'arrêter...


Pour le suivant : mauvaise pioche.

A l'entrée en classe de CE2, suite à une demande de la psychothérapeute, le plus jeune débute des séances de relaxation à l'hôpital, suivies d'une entrevue avec cette dernière.

L'école se déroule difficilement pour lui. La nouvelle institutrice supporte mal certains enfants, dont le nôtre. Il nous faudra cette année, faire preuve de beaucoup de patience. Nous avons des rendez-vous réguliers avec elle. Les relations sont froides, distantes. Pour ne rien arranger, notre garçon, au cours de cette année, est très dissipé.

A ce propos, elle nous raconte dépitée, qu'à la bibliothèque, notre enfant est le seul debout regardant ailleurs pendant qu'un professionnel lit un conte à toute la classe captivée.

Décourageant

En ressortant de ces entrevues, nous avons à chaque fois l'impression d'avoir un enfant irrécupérable. Ne sachant plus que faire, sans orthophoniste depuis peu, sans conseil adapté, toujours persuadés de la dyslexie sévère de notre enfant, nous cherchons sur internet et découvrons Prodys. Un rendez-vous est pris dans ce centre médical, à la fin du premier trimestre.

Prodys

Nous emmenons nos deux garçons dans cet espace dédié au soin de la dyslexie et des troubles posturaux. Ils verront un ophtalmologue, un orthoptiste, un posturologue, un podologue... Le diagnostic sera le suivant : nos enfants sont atteints d'un syndrome de déficience posturale. Ils ont besoin de semelles orthopédiques, de lunettes à prisme, de lire et de travailler sur un pupitre incliné à 30°, de séances chez l'orthoptiste pour corriger les saccades visuelles. Le coût total est assez élevé. Beaucoup de prestations ne sont pas remboursées.

Nous repartons avec deux paires de semelles sur mesure, des lunettes à prisme à commander chez l'opticien, un plan sommaire pour la réalisation d'un pupitre incliné, une série d'exercices à faire à la maison portant sur la respiration, la rééducation de la marche, l'aménagement de l'espace de travail et du lit pour dormir sans oreiller dans une position bien précise.

Les conseils donnés sont certes bénéfiques pour adopter une bonne posture ou penser à l'ergonomie d'un espace de travail mais, après plusieurs rendez-vous, malgré une grande rigueur, les bienfaits annoncés par le centre Prodys ne nous paraissent pas probants.

De surcroît, le pupitre proposé pour le plus jeune est accueilli comme une excentricité par sa maîtresse. Nous perdons la crédibilité qu'il nous restait auprès de l'équipe enseignante.

Stop !

Devant le peu d'améliorations et le coût trop élevé des séances, nous arrêtons Prodys. Nous décidons également, après deux années de séances hebdomadaires, d'arrêter la psychothérapie. Cette dernière initiative n'est pas du goût du corps enseignant.

Rupture

La professeure des écoles, persuadée que les problèmes d'apprentissage de notre enfant ne sont que le fruit de troubles psychologiques, à l'annonce de l'arrêt du suivi chez la psychologue, se drape dans sa dignité et déclare qu'il n'est plus utile de venir la voir puisque nous ne faisons pas ce qu'il faut pour notre enfant.

Nous sommes au troisième trimestre, ces entrevues déprimantes ne nous manqueront pas.

Espérance

Grâce au « bouche à oreille » entre parents, nous reprenons un suivi chez une nouvelle orthophoniste. Elle nous apporte un grand réconfort. Son travail convient à notre enfant, elle cadre bien notre diablotin. Nous avons le sentiment d'une prise en charge efficace. C'est un soulagement.

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ANECDOTES

Jugement

Cette jeune enseignante de CE2 donnait son ressenti sans discernement et sans tempérance.

Ainsi, plusieurs parents s'entendaient dire que leur petit était un enfant à problème, fourbe, futur petit délinquant, ou mieux encore, trop efféminé.

Elle constatait, jugeait sans chercher à comprendre.

Que penser d'une société qui parfois estime que certains enfants sont des monstres en puissance, oubliant la violence de l'école à l'égard de ceux en difficultés.


LE SAVIEZ-VOUS ?

Le syndrome de déficience posturale

Le traitement postural de la dyslexie est né au Portugal dans les années 1980, de la rencontre du Dr Martin Da Cunha, médecin en rééducation fonctionnelle et du Dr Da Silva, un ophtalmologiste qui a fait le lien entre la proprioception et la dyslexie.

La proprioception est cette sensibilité profonde qui donne à l'individu la perception de son corps et de sa situation dans l'espace. « Grâce à elle, précise le Dr Gabriel Elié, on habite son corps et on contrôle ses gestes. Dans ce mécanisme, les yeux et la posture sur les pieds sont fondamentaux.

L'enfant dyslexique localise mal les différents segments de son corps. Il accommode mal. Il rate le test main-œil mettant en évidence un dysfonctionnement entre la perception visuelle et le geste. C'est comme un manque de concordance entre ce qu'il voit et ce qu'il sent avec sa main. »

Ce trouble, ou syndrome de déficience proprioceptive, se diagnostique aisément, pour peu que l'on se livre à un examen approfondi.

En savoir plus

medecines-douces.tv

em-consulte.com

actualité dyslexie oct 2009


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