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Partage d'expérience des moyens utilisés

GLOSSAIRE & SIGLES



GLOSSAIRE


ACCES LEXICAL

Désigne la capacité d’aller chercher en mémoire un mot pour le produire oralement ou pour comprendre sa signification.

ADRESSAGE
(voie d’adressage)

Consiste à associer directement un mot écrit à sa forme sonore et à son sens sans passer par le décodage lettre par lettre d’un mot. La voie d’adressage permet la lecture globale, c’est-à-dire l’association directe entre la forme écrite d’un mot à son sens.

ASSEMBLAGE
(voie d’assemblage)

Consiste à décoder une forme écrite en convertissant une à une les lettres du mot à un son. Les sons ainsi décodés sont ensuite assemblés. Par exemple, pour le mot écrit « lavabo », la lettre « l » est convertie en le son « l », la lettre « a » en le son « a » et ainsi de suite jusqu’à la dernière lettre.

Les sons sont ensuite assemblés l+a+v+a+b+o pour forme le mot « lavabo ». L’assemblage permet de lire un non-mot ou un mot qu’on n’a jamais vu.

CONSCIENCE PHONOLOGIQUE

Capacité à porter attention et à manipuler les sons qui composent les mots. Les habiletés de segmentation et de fusion des sons du langage se développent graduellement chez l’enfant entre l’âge de 3 et 5 ans pour atteindre leur maturité à la fin du primaire. L’enfant francophone développe normalement la conscience des syllabes avant celle des phonèmes.

La manipulation des phonèmes n’est souvent possible qu’une fois que l’enfant a commencé l’acquisition du langage écrit. Dans la manipulation des syllabes, la manipulation des syllabes simples CV (consonne voyelle ex. mi) est plus facile que celle de tous les autres types de syllabe.

Dans la manipulation des phonèmes, la manipulation des sons continus, c’est-à-dire les sons qu’on peut allonger en les prononçant (ex. i. é, a, m, s, f. v) est plus facile que la manipulation des consonnes occlusives c’est-à-dire les consonnes dont on ne peut pas allonger la prononciation (ex. p, t, k, d).

CONSONNE OCCLUSIVE

Son dont l’articulation implique un blocage complet de l’air dans la bouche. En français, les phonèmes occlusifs sont p, b, t, d, k, g.

CORRESPONDANCE ENTRE LES SONS ET LES LETTRES

Dans le système d’écriture du français, les lettres correspondent à des sons. Une lettre peut correspondre à un seul son, par exemple la lettre « v » correspond au premier son du mot « vent ». Dans certains cas, deux lettres peuvent correspondre à un seul son. Par exemple, les lettres « ou » correspondent au premier son du mot « oublié ».

Enfin, dans certains cas, une seule lettre peut correspondre à deux sons. Par exemple, la lettre « x » correspond aux deux premiers sons « g » et « z » du mot xylophone.

CRITERES D’EXCLUSION

Caractéristique ou particularité dans la vie d’un individu qui fait en sorte qu’un diagnostic ne peut être posé. Par exemple, la présence d’un désordre neurologique telle que l’épilepsie est un critère d’exclusion de la dyslexie.

Un enfant qui a souffert ou qui souffre d’épilepsie et qui présente des difficultés spécifiques d’apprentissage du langage écrit ne peut pas recevoir un diagnostic de dyslexie développementale.

DEPISTAGE PRECOCE

De la dyslexie implique que l’on évalue les habiletés de langage oral de l’enfant et plus précisément ses habiletés métaphonologiques dès la fin de la maternelle, soit avant l’apprentissage formel de la lecture et de l’écriture.

Par exemple, le logiciel Métafo permet d’évaluer les habiletés métaphonologiques de l’enfant à l’aide de jeux sur ordinateur.

Dys…

Le préfixe « dys » indique le trouble d’une fonction. On parle de dyscalculie, dysorthographie, etc…Ce trouble peut intervenir sans aucune lésion organique.

DYSLEXIE

Est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, qui se caractérise par une diminution significative des performances en lecture, en orthographe, par rapport à la norme d’âge.

Ces difficultés sont durables et ne sont pas un simple retard d’acquisitions. Les mécanismes fondamentaux du langage écrit sont atteints dans leur structure même, souvent à la fois dans l’expression et dans la compréhension.

Les troubles peuvent s’exprimer dans le déchiffrage :

A : erreurs perceptives
- confusions auditives (f/v ; ch/j ; p/b ; c/g ; a/an ; u/ou)
- confusions visuelles (p/q/d/b ; m/n ; f/t ; ale)
- inversions (tri/tir ; pile/pli)
- omissions (bar/ba ; arbre/arbe ; propre/prop)
- adjonctions (y aller/y allyer)
- contaminations (dorure/rorure ; âne/ané)

B : erreurs dues à des difficultés de mémorisation de certains mécanismes de lecture
- mauvais découpage des syllabes (menace/men-ace)
- confusions sur la double valeur de c et g (ca, co, ce, ci...)
- confusions ss/s (poisson/poison)

C : erreurs linguistiques
- omissions, additions ou substitutions de mots lexicaux ou grammaticaux (une/la ; travaillant/traversant)
- erreurs de liaison (trop inférieur/trozinférieur)
- lecture lente, hésitante, saccadée, ignorance de la ponctuation

D : Les troubles peuvent aussi s’exprimer dans la compréhension
L’enfant dyslexique peut avoir des difficultés à comprendre le sens du message écrit et rejette souvent les matières ou activités qui font appel à l’écrit.

DYSORTHOGRAPHIE

Difficulté spécifique d'apprentissage de l'orthographe chez un enfant normalement stimulé et scolarisé, ne présentant pas de déficit sensoriel ou intellectuel. Les dyslexies s'accompagnent la plupart du temps de dysorthographie. Dans certains cas, après plusieurs années de rééducation, la dyslexie devient discrète et la dysorthographie passe alors au premier plan, d’autant plus que la transcription est moins facile que la lecture.

Les troubles peuvent s’exprimer de la manière suivante :

A : erreurs perceptives du même type que celles du dyslexique

B : erreurs linguistiques
- erreurs de découpage (larmoire ; m’est égal/métégale)
- erreurs sur les formes verbales
- erreurs d’analyse grammaticale, erreurs de genre et de nombre nombreuses fautes dites d’orthographe d’usage (chevaux/cheveaux ; pommier/pomier)

DYSCALCULIE

Se définit comme un dysfonctionnement des activités de construction des structures de la pensée. L’enfant présente des troubles du raisonnement logicomathématique. Les difficultés en lecture ou en orthographe peuvent être accompagnées de difficultés en calcul, mais cette association n’est pas systématique.

DYSPRAXIE

Est un trouble de l’acquisition de la coordination et de l’automatisation des gestes volontaires (motricité globale ou fine), souvent associé à un trouble du regard ou un trouble de la construction de l’espace en 2 dimension (feuille, livre), parfois à un trouble bucco-facial (mimiques, langage parlé, déglutition).

L’enfant apprend à lire en CP sans grande difficulté mais est décrit comme lent, maladroit et ses réalisations motrices ou graphiques sont médiocres, informes, brouillonnes puis rapidement il éprouve des difficultés à l’écriture. Les parents notent des difficultés à faire ses lacets, couper sa viande, etc.

En cas de dyspraxie visuo-spatiale, il éprouvera des difficultés dans toutes les tâches ou les composantes spatiales sont importantes : géométrie, géographie, dyscalculie spatiale, lenteur à la lecture

DYSGRAPHIE

Est un défaut d'écriture: traçage maladroit des traits constitutifs des lettres, irrégularité de la ligne de base et des lettres, anomalie des espaces, exagération des jambages, ratures.

DYSPHASIE

Est un trouble structurel, inné et durable de l’apprentissage et du développement du langage oral. Cette pathologie, trop peu connue, est assez fréquente, puisque l’on considère qu’elle touche sous une forme ou une autre au moins 1% de la population .La dysphasie est à distinguer du retard simple de langage.

Ce trouble ne résulte pas ou n’est pas causé par la présence d’un autre trouble développemental. Ce trouble sévère du langage ne s’explique pas non plus par des facteurs socio-affectifs ou environnementaux, un déficit intellectuel ou une maladie neurologique.

EFFET DE FREQUENCE DES MOTS

Les mots rencontrés fréquemment sont mieux lus que les mots rencontrés rarement (témoignant de l’utilisation de la voie lexicale).

EFFET DE LEXICALITE

Les mots sont mieux lus que les logatomes, qui, eux, sont lexicalisés.

Cet effet est rencontré lorsque la voie phonologique (par assemblage) est défaillante, alors que la voie lexicale (par adressage) est suffisamment performante.

EFFET DE LONGUEUR DU MOT

Les mots courts sont mieux lus que les longs. Cet effet est rencontré lorsque le lecteur utilise la voie phonologique.

EFFET DE REGULARITE

Les mots réguliers sont mieux lus que les mots irréguliers (qui sont souvent régularisés).

Cet effet est rencontré lorsque le lecteur utilise la voie phonologique, alors que de la voie lexicale est défaillante.

EMPAN MEMORIEL

Nombre d'éléments (mots, chiffres …) que l'on peut retenir après une seule énumération.

EMPAN VISUEL

Etendue des signes graphiques que peut analyser le système visuel en une seule fixation.

ENCODAGE

Opération par laquelle on retient en mémoire une information dans un code particulier.

Par exemple, si on doit retenir une suite de mots entendus (ex. maison, cheval, auto), on peut les encoder en les associant à des images (code visuel), à leur forme sonore (code phonologique) ou à leur forme écrite (code orthographique).

ERREUR DE LEXICALISATION

Transformation d'un logatome en mot par fausse reconnaissance du mot (ex : "chanon" lu "chaton").

La voie directe (globale = par adressage) est utilisée, par défaillance de la voie indirecte (par assemblage = phonologique). (Voir logatome).

ERREUR PHONOLOGIQUE

confusion phonologique au niveau de certaines lettres des mots lus ou écrits (ex : confusion "sourdes-sonores" : p/b, t/d, s/z, k/g, f/v, ch/z ).

ERREUR DE REGULARISATION

Erreur consistant à lire ou à écrire un mot irrégulier de façon phonologique (en appliquant la règle de conversion de graphème-phonème). Fréquent lorsque la voie globale (par adressage) de lecture est défaillante.

ERREUR VISUELLE

Confusion visuelle entre certaines lettres proches graphiquement d'un mot lu ou écrit (p/q, b/d, m/n, l/i, a/o,…).

GRAPHEME

Unité minimale de la forme écrite d'une langue alphabétique ayant son correspondant dans la forme orale (ex : "s", "c", "ç", "ss", "sc", sont des graphèmes correspondant au phonème "s").

FONCTIONS EXECUTIVES

Désignent l’ensemble des opérations mentales qui permettent d’anticiper, de planifier, d’organiser une démarche, de faire des hypothèses, de se corriger, de reprendre la tâche, de s’adapter selon les changements. Ces fonctions sont essentielles dans la réalisation de toute tâche verbale ou non verbale.

FUSION

Tâche métaphonologique qui consiste à assembler les unités syllabiques ou phonémiques entendues et à produire la réponse oralement. Par exemple, le résultat de la fusion syllabique des syllabes vi-dal-ko est « vidalko ».

La fusion des phonèmes p, r, i, s, t, o est du non-mot « pristo ». La segmentation en syllabes est plus facile que la segmentation en phonèmes et la segmentation est plus difficile lorsque la structure syllabique est complexe.

HABILETES PHONOLOGIQUES

Caractérisent toutes les habiletés de traitement des sons du langage qui n’impliquent pas de prendre une distance par rapport au langage.

Les habiletés phonologiques sont par exemple les habiletés de répétition, de compréhension ou de mémorisation de la forme sonore des mots.

HABILETES METAPHONOLOGIQUES

Caractérisent toutes les habiletés qui relèvent de la conscience phonologique. On distingue les habiletés métaphonologiques en fonction de la tâche (jugement, inversion, segmentation, fusion, manipulation) et de la taille des unités à manipuler (rime, syllabe, phonème).

En général, chez les enfants francophones, la manipulation des unités syllabiques est plus facile que la manipulation des unités phonémiques et que la manipulation de la rime. En général, les tâches de fusion sont plus faciles que les tâches de segmentation, de substitutions et d’inversion

Les habiletés de fusion sont surtout impliquées en lecture et les habiletés de segmentation sont surtout impliquées en écriture sous dictée.

ILLETTRISME

Une personne illettrée a été soumise à un apprentissage du langage écrit, mais n'a pas acquis une réelle capacité à lire ou à écrire.

INTELLIGENCE NORMALE

On dit qu’un individu a une intelligence normale lorsque les scores qu’il obtient dans des tests d’intelligence (par exemple les tests qui mesurent le quotient intellectuel) se situent dans la moyenne compte tenu de son âge.

LEXIQUE MENTAL

Dictionnaire d'images mis en mémoire à long terme par un individu. A chaque mot enregistré sont associés une image et un sens.

LEXIQUE ORTHOGRAPHIQUE

Dictionnaire des formes orthographiques des mots mises en mémoire à long terme par un individu (avec toutes les lettres, dans le bon sens). L'importance du lexique est fonction de la quantité de mots avec lequel cet individu a été en contact à l'écrit.

LEXIQUE PHONOLOGIQUE

Dictionnaire des formes sonores des mots mises en mémoire à long terme par un individu. L'importance du lexique est fonction de la quantité de mots avec lequel cet individu a été en contact à l'oral.

LOGATOME

Voir "non-mot"

MEMOIRE DE TRAVAIL

Est la mémoire spécialisée dans le stockage et le traitement des informations sonores à court terme. C’est cette mémoire qui vous permet par exemple, de retenir un numéro de téléphone jusqu’à ce que vous puissiez l’écrire.

C’est aussi cette mémoire qui permet aux enfants de retenir une suite de consignes verbales, du type «prenez votre cahier, ouvrez votre livre à la page 30 et faites l’exercice no 4 ».

La mémoire de travail verbal a une capacité limitée. En moyenne, un adulte peut retenir 7 plus ou moins 2 unités, ce qui correspond grosso modo à la longueur d’un numéro de téléphone. Chez les enfants du primaire, la capacité est en moyenne de 5 éléments plus ou moins deux.

MORPHOSYNTAXE

Relation entre la forme des mots et leur sens. Une transformation du radical du mot donne une indication syntaxique (marque du genre et du nombre, terminaison des verbes…). Par exemple, le "s" ou le "ent" marquent le pluriel (les enfants jouent).

MOT

Suite de lettres délimitée à gauche et à droite dans l’écriture par un espace blanc. Un mot peut contenir une seule lettre, par exemple « à ».

MOT IRREGULIER

Mot qui ne se prononce pas comme il s'écrit (ex : "monsieur", "chorale"). Pour lire correctement un mot irrégulier, il faut l'avoir déjà rencontré et l'avoir inscrit dans son lexique orthographique. On utilise ainsi la voie lexicale de lecture (par adressage).

MOT REGULIER

Mot qui se prononce comme il s'écrit, en respectant la règle de conversion grapho-phonémique (ex : "robe").

NEUROPSYCHOLOGUE

Professionnel de la santé spécialisé dans l’évaluation des fonctions cognitives telles que la mémoire, l’attention et les fonctions exécutives chez l’enfant et chez l’adulte.

NON-MOT

Traduction de « nonword » désigne un mot inventé qui n’a aucune signification, mais dont l’orthographe respecte les règles orthographiques de la langue dans laquelle il a été créé. On utilise les non-mots dans un test de lecture pour vérifier si l’enfant peut convertir les lettres en sons et les assembler pour un former une suite sonore.

Par exemple, limato est un non-mot ou logatome.

ORTHOPHONISTE

Professionnel de la santé spécialisé dans l’évaluation et la rééducation des enfants et des adultes qui présentent des troubles du langage oral et écrit.

PROCESSUS COGNITIF

Désigne toutes les suites d’opérations mentales impliquées dans la réalisation d’une tâche verbale ou non verbale.

Les processus cognitifs impliqués dans la lecture et l’écriture comprennent les habiletés de conscience phonologique, la mémoire de travail verbal, la mémorisation des associations entre les lettres et les sons, le décodage et l’encodage des lettres et des sons ainsi que les procédures d’accès lexical.

PRONOSTIC

Désigne l’évolution probable du trouble ou de la maladie et les chances de guérison.

SCOLARISATION NORMALE

La scolarisation est dite normale lorsque l’enfant a poursuivi un cheminement scolaire sans interruption. Les interruptions pourraient avoir été causées par exemple par des déménagements fréquents ou par une période d’absentéisme prolongée en raison d’une maladie de l’enfant ou de ses proches.

SEGMENTATION

Tâche métaphonologique qui consiste à séparer les unités syllabiques ou phonémiques d’un stimulus entendu et à produire oralement chacune des unités de façon isolée.

Par exemple, le résultat de la segmentation syllabique du non-mot entendu «vidalko» est vi-dal- ko. La segmentation phonémique du non-mot «pristo» est p, r, i, s, t, o. La segmentation en syllabes est plus facile que la segmentation en phonèmes et la segmentation est plus difficile lorsque la structure syllabique est complexe.

SEVERITE DU TROUBLE

De lecture ou d’écriture est déterminée en mesurant les habiletés de l’enfant et en les comparant aux habiletés d’enfants du même âge.

Plus les scores de l’enfant sont inférieurs aux scores moyens des enfants de son âge, plus le trouble est sévère. Si les scores de l’enfant sont inférieurs, mais proches des scores moyens des enfants de son âge, le trouble est modéré et enfin si l’écart est minime, le trouble est léger.

SITUATION DE HANDICAP

Désigne la situation vécue par le sujet qui résulte de l’interaction entre l’environnement, les demandes de la société et les capacités de l’individu.

Par exemple, l’enfant qui ne sait pas lire en quatrième année est en situation de handicap parce que le système scolaire exige que l’enfant sache lire et écrire pour poursuivre son apprentissage dans toutes les matières. Un autre enfant qui ne sait pas par exemple jouer du piano en quatrième année n’est pas en situation de handicap s’il fréquente une école qui n’exige pas cette habileté dans le cursus scolaire.

SON CONTINU

Son dont l’articulation implique un passage de l’air par la bouche ou par les cavités nasales. En français, tous les sons vocaliques et consonantiques sauf les occlusives p, b, t, d, k, g sont continus.

STRATEGIE D’APPRENTISSAGE

Désigne un moyen concret que l’enseignant ou que l’apprenant utilise pour faciliter son apprentissage.

Par exemple, prendre des notes pendant une leçon, souligner les mots difficiles d’un texte pour les chercher dans le dictionnaire, avoir recours au contexte pour comprendre un mot, sont toutes des stratégies d’apprentissage.

SYLLABE

Unité linguistique intermédiaire entre le phonème et le mot (Unité articulatoire).

THEORIE PHONOLOGIQUE

Cette théorie situe l’origine de la dyslexie dans un trouble affectant spécifiquement la composante du langage qui est responsable du traitement sonore des mots, soit la phonologie.

Selon cette théorie, les difficultés phonologiques présentes chez certains enfants empêchent le développement de la conscience phonologique sur laquelle repose l’acquisition du langage écrit.

TRAITEMENT PHONOLOGIQUE

On désigne par traitement phonologique toute opération mentale qui implique de distinguer, de mémoriser et de produire les sons de sa langue.

Par exemple, la capacité de pouvoir dire que les mots « pain » et « bain » sont différents quand on les entend implique un traitement phonologique.

TROUBLE DEFICITAIRE DE L'ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACTIVITE

Appelé également TDA/H - Il s'agit d'une tendance excessive à la distraction, qui se manifeste souvent de manière insidieuse, déroutante, voire sélective et occasionnelle. L’enfant a des difficultés à trier et hiérarchiser les nombreuses et très diverses informations qui arrivent à son cerveau. Il a plus de mal que les autres à donner la priorité aux informations utiles à la tâche ou l’activité en cours. Il a donc du mal à détourner son attention de stimuli dits « perturbateurs », qui sont le plus souvent liés à l’environnement extérieur (bruits divers, animation, mouvement), mais parfois aussi d’origine interne (émotion comme la tristesse, la joie, la colère...).

Les causes du TDA/H sont d’ordre génétique et biologique. Les examens structurels et fonctionnels du cerveau utilisant les services d’imagerie de pointe ont révélé des différences significatives entre les personnes atteintes de TDA/H et les autres.

TROUBLES DYS

Toutes ces perturbations spécifiques du langage oral ou écrit peuvent être associées à des troubles de certaines fonctions cognitives capitales, qui permettent l'acquisition et l'utilisation du langage : mémoire, attention, concentration, structuration spatio-temporelle, capacités de logique, d'abstraction, de généralisation.


Source principale :

Maman pour la vie : mamanpourlavie.com

Rédigé par l’École d'orthophonie et d'audiologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal pour Mamanpourlavie.com

Autres glossaires :

- des sigles relatifs aux besoins éducatifs particuliers : blog.lexidys.com
- dyslexie et dysorthographie : tousalecole.fr
- Fédération Française des Dys : ffdys.com.



SIGLES expliqués


AEEH

Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé

AGEFIPH

Association nationale pour la Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées.

ASH

Adaptation scolaire et Scolarisation des élèves Handicapés - Nouvelle appellation générale de l’enseignement spécialisé.

AVS

Auxiliaire de Vie Scolaire
Les AVS sont des assistants d’éducation au service d’un accompagnement à l’intégration scolaire, individuelle (AVSi) ou collective (AVSco), des élèves handicapés.

AVS-I

Auxiliaires de Vie Scolaire Individuels
La demande d’AVS-I est à formuler par les parents auprès de la MDPH, elle fait partie du projet personnalisée de scolarisation -PPS-. La CDAPH attribue un nombre d’heures hebdomadaire pour l’enfant sous réserve de disponibilité.

L’affectation de l’AVS se fait par l’Education Nationale. Son rôle auprès de l’enfant est de lui permettre de suivre sa scolarité tout en veillant à l’autonomie de l’enfant : adaptation de documents, aide à l’organisation, reformulation de consignes …

AVS-Co

Auxiliaires de Vie Scolaire Collectifs
Ils sont rattachés à des classes ou dispositifs de scolarisation collective (CLIS ou UPI) ; les parents n’ont donc pas à faire de demande. Ils peuvent aider l’enseignant à préparer ou adapter certains cours pour les élèves ou accompagner un enfant pendant le temps de scolarisation en classe ordinaire par exemple. Les AVS doivent avoir reçu une formation.

CAMSP

Centre d’Action Médico-Sociale
Ils ont pour objet le dépistage, la cure ambulatoire et la rééducation des enfants (de 0 à 6 ans) qui présentent des déficits sensoriels, moteurs ou mentaux, ainsi que la guidance des familles dans les soins et l’éducation spécialisée requis par l’état de l’enfant. Ils disposent d’une équipe composée de médecins spécialisés, de rééducateurs, d’auxiliaires médicaux, de psychologues, de personnels d’éducation précoce, d’assistants sociaux et, en tant que de besoin, d’autres techniciens.

CDAPH

Commission des Droits et de l’Autonomie des personnes handicapées.
Elles ont pour fonction d’assurer la gestion de l’ensemble des droits des personnes handicapées, à tout âge : allocations, prestations, orientation scolaire et professionnelle, etc. La CDAPH regroupe les anciennes CDES et COTOREP.

CDOEA

Commission Départementale d’Orientation vers les Enseignements Adaptés.
Cette commission examine les propositions d’orientation vers les SEGPA et les EREA

CDAPH

Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées.

CENTRE RÉFÉRENT

Plateau de consultation multidisciplinaire permettant d’apporter un diagnostic précis. Le centre est rattaché à une équipe hospitalière universitaire.

CFA

Centre de Formations d’Apprentis

CLAD

Classe d’Adaptation
Les classes d'adaptation constituent un dispositif beaucoup plus léger que les CLIS. Elles sont destinées à des élèves en difficulté, et elles sont prises en charge par un maître d'adaptation. La CLAD fonctionne comme un groupe-classe permanent à effectif réduit, 15 élèves maximum. Les élèves n'y séjournent pas plus d'une année. L'objectif est le retour dans l'enseignement ordinaire. C'est dire qu'elles ont un rôle de passerelle, par exemple entre la Grande Section de maternelle et le CP.

CLIS

Classe d’Intégration Scolaire pour l’école élémentaire
Les CLIS ont pour vocation d’accueillir des élèves handicapés dans des écoles ordinaires afin de leur permettre de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire.

- CLIS 1 : classes destinées aux élèves dont la situation de handicap procède de troubles des fonctions cognitives ou mentales. En font partie les troubles envahissants du développement ainsi que les troubles spécifiques du langage et de la parole.
- CLIS 2 : classes destinées aux élèves en situation de handicap auditif avec ou sans troubles associés.
- CLIS 3 : classes destinées aux élèves en situation de handicap visuel avec ou sans troubles associés.
- CLIS 4 : classes destinées aux élèves en situation de handicap moteur dont font partie les troubles dyspraxiques, avec ou sans troubles associés, ainsi qu'aux situations de pluri-handicap.

CMP

Un CMP regroupe des médecins psychiatres, des psychologues cliniciens, des infirmières, des assistantes sociales, des psychomotriciens, des orthophonistes et des éducateurs spécialisés. Contrairement aux praticiens libéraux, les consultations en CMP sont entièrement prises en charge par la Sécurité sociale.

CMPP

Centre Médico-Psycho-Pédagogique
Placés sous l’autorité d’un médecin directeur pédiatre ou pédopsychiatre, ils comportent une équipe de médecins, d’auxiliaires médicaux (orthophonistes et psychomotriciens en particulier), de psychologues, d’assistantes sociales, de pédagogues et de rééducateurs. Ils visent à maintenir l’enfant “inadapté” dans son milieu familial et scolaire ordinaire en lui offrant les soins ambulatoires nécessaires à sa “réadaptation”.

CNSA

Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie.
Elle a pour fonction, entre autres, de contribuer au financement de l’accompagnement de la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.

DDASS

Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales

EA

Entreprise Adaptée.

EP

Equipe Pluridisciplinaire
L’équipe pluridisciplinaire évalue les besoins de compensation de la personne handicapée et son incapacité permanente sur la base de son projet de vie, entend la personne handicapée, ses parents lorsqu’elle est mineure. Sa composition peut varier en fonction de la nature du ou des handicaps de la personne handicapée dont elle évalue les besoins de compensation ou l’incapacité permanente. Lors de l’évaluation, la personne handicapée, ses parents peuvent être assistés par une personne de leur choix.

EREA

Etablissement Régional d’Enseignement Adapté
Leur mission actuelle est de permettre « à des adolescents en difficulté ou présentant des handicaps d’élaborer leur projet d’orientation et de formation ainsi que leur projet d’insertion professionnelle et sociale en fonction de leurs aspirations et de leurs capacités ». La circulaire de 1995 prévoyait un changement d’appellation : les EREA devaient devenir des Lycées d’Enseignement Adapté (LEA). La nouvelle appellation est encore peu adoptée.

ENSEIGNANT RÉFÉRENT HANDICAP

Il joue le rôle de courroie de transmission entre l’équipe de suivi de scolarisation de l’élève et l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH pour favoriser le parcours scolaire de l’enfant et saisir la MDPH si nécessaire. Il est le correspondant privilégié des parents. C’est lui qui est en charge de réunir, conseiller et animer l’équipe de suivi de scolarisation. Il n’occupe aucune position hiérarchique vis à vis des écoles.

ESAT

Établissement et Service d’Aide par le Travail.

ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE DE RÉFÉRENCE

Établissement public ou privé sous contrat de son secteur auquel chaque enfant est naturellement rattaché. Celui-ci constitue son établissement scolaire de référence. Il est possible d’obtenir une dérogation quand l’établissement ne peut proposer les aménagements nécessaires à la scolarité de l’élève handicapé.

Dans ce cas, il faut envisager, soit :
- de le scolariser dans un établissement proposant une CLIS (Classe d’Intégration Scolaire) ou une ULIS (unités localisées pour l'inclusion scolaire);
- de lui assurer une enseignement à domicile (cours particuliers) ou à distance (CNED);
- d’intégrer un établissement sanitaire ou médico-social (mais dans ce cas il doit être inscrit dans un établissement scolaire).

FIPHFP

Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique.

La mission de l’équipe de suivi de la scolarisation est de faciliter la mise en œuvre et d’assurer le suivi du projet personnalisé de scolarisation décidé par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDA). L’équipe de suivi de la scolarisation comprend nécessairement les parents ou représentants légaux de l’élève handicapé mineur ou l’élève handicapé majeur, ainsi que l’enseignant référent qui a en charge le suivi de son parcours scolaire.

Elle inclut également le ou les enseignants qui ont en charge sa scolarité, y compris les enseignants spécialisés exerçant au sein des établissements ou services de santé ou médico-sociaux, ainsi que les professionnels de l’éducation, de la santé (y compris du secteur libéral) ou des services sociaux qui concourent directement à la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation tel qu’il a été décidé par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. L’équipe de suivi de la scolarisation est réunie par l’enseignant référent en tant que de besoin mais au moins une fois par an.

IME

Institut Médico-Educatif.
Les IME sont des établissements médico-éducatifs qui accueillent les enfants et adolescents atteints de déficience mentale. Ils regroupent les anciens IMP et IMProl. Même s’ils sont désormais à financement quasi exclusivement public, après agrément par les DDASS, la grande majorité des IME restent à gestion associative.

ITEP

Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique
Ce sont les anciens IR : enfants, adolescents ou jeunes adultes qui présentent des difficultés psychologiques dont l’expression, notamment l’intensité des troubles du comportement, perturbe gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages », mais qui conservent cependant « des potentialités intellectuelles et cognitives préservées.

LEA

Lycée d’Enseignement Adapté. Nouvelle appellation des EREA

LOI DU 11 FÉVRIER 2005

La loi du 11 février 2005 est l’une des principales lois sur les droits des personnes handicapées, depuis la loi de 1975.

Les toutes premières lignes de la loi rappellent les droits fondamentaux des personnes handicapées et donnent une définition du handicap : “Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant”.

MDPH

Maisons Départementales des Personnes Handicapées
Elles ont pour fonction d’offrir un accès unique aux droits et prestations, à toutes les possibilités d’appui dans l’accès à la formation et à l’emploi et à l’orientation vers des établissements et services ainsi que de faciliter les démarches des personnes handicapées et de leur famille.

Elles sont, pour l’essentiel, placées sous la responsabilité du Conseil Général et de son Président. Elle comprend en particulier la CDAPH.

PAI

Projet d’Accueil Individualisé.
Les PAI ont pour fonction d’organiser l’accueil en milieu scolaire des enfants et adolescents malades à la demande des familles.

PPRE

Programme Personnalisé de Réussite Educative
Les PPRE sont des dispositifs d’aide qui doivent obligatoirement être mis en place « à tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d’un cycle », en collaboration avec les parents. Mais à l’initiative de l’établissement.

PMI

Protection Maternelle Infantil

PPS

Projet Personnalisé de Scolarisation
Chaque enfant dont le handicap est reconnu bénéficie d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (P.P.S) qui organise sa scolarité et définit des mesures d’accompagnement. C’est à partir de ce projet que la CDPAH se prononce sur l’orientation de l’élève et sur d’éventuelles mesures d’accompagnement. Ce sont les parents qui ont l’initiative du PPS et doivent en faire la demande à la MDPH.

RASED

Réseau d’Aide Spécialisées aux Élèves en Difficulté
Ils ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté dans les classes ordinaires, en coopération avec les enseignants de ces classes, dans ces classes ou hors de ces classes. Ils comprennent des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante pédagogique, les “maîtres E”, des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante rééducative, les “maîtres G” et des psychologues scolaires.

SEGPA

Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté
Les SEGPA sont des structures spécialisées intégrées dans des collèges ordinaires. Elles ont la charge de scolariser des jeunes dont les difficultés scolaires sont trop importantes pour leur permettre de tirer profit d’une scolarisation dans les classes ordinaires des collèges.

Elles doivent leur donner un enseignement général et professionnel adapté à leurs capacités. La SEGPA est placée sous la responsabilité d’un directeur d’établissement spécialisé, directeur adjoint auprès du principal du collège. Les enseignants responsables des classes sont des instituteurs ou des professeurs des écoles titulaires du CAPA-SH option F.

Les élèves peuvent être intégrés dans les classes ordinaires du collège pour certaines activités. La formation professionnelle des élèves est assurée soit au sein de la SEGPA par des professeurs de lycée professionnel, soit en coordination avec les établissements ordinaires de formation professionnelle : Centres de Formation pour Apprentis (CFA) ou Lycée d’Enseignement Professionnel (LEP).

SESSAD

Services d’Éducation Spéciales et de Soins à Domicile
Les équipes des SESSAD comprennent des orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues,…, qui interviennent durant le temps scolaire pour la rééducation de l’enfant. Cela évite à l’enfant d’être surchargé hors temps scolaire par des séances de rééducation.

TDA/H

Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité
Le TDA/H est une pathologie fréquente touchant 3 à 5 % des enfants d'âge scolaire, mais aussi, dans une moindre proportion, les adolescents et les adultes. Les enfants présentant ce trouble sont plus communément appelés « enfants hyperactifs ». Cette manière, biaisée, de nommer une pathologie est loin d'être neutre : elle mène à des erreurs de diagnostic. Le TDA/H est un désordre neurologique.

Il s'agit d'une tendance excessive à la distraction, qui se manifeste souvent de manière insidieuse, déroutante, voire sélective et occasionnelle.

ULIS
(anciennement UPI)

Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire
Ce sont des structures pédagogiques d’appui à l’intégration scolaire des adolescents handicapés dans l’enseignement secondaire, différenciées par type de handicap.

L'intitulé des Ulis correspond aux besoins d'élèves handicapés présentant des :
- TFC : troubles des fonctions cognitives ou mentales (dont les troubles spécifiques du langage écrit et de la parole) ;
- TED : troubles envahissants du développement (dont l'autisme) ;
- TFM : troubles des fonctions motrices (dont les troubles dyspraxiques) ;
- TFA : troubles de la fonction auditive ;
- TFV : troubles de la fonction visuelle ;
- TMA : troubles multiples associés (pluri-handicap ou maladie invalidante).