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MATERIEL : Cache clavier


Afin que notre enfant puisse utiliser efficacement son ordinateur en classe, l'ergothérapeute fixa un objectif : atteindre une vitesse de frappe de 140 mots à la minute, et sans faute de préférence. Pour obtenir ce résultat, une mauvaise habitude devait être corrigée, celle de regarder le clavier lors de la saisie des textes. Mais perdre ce réflexe est loin d'être évident.

Il fut donc recommandé de cacher les touches du regard de l'enfant, comme lors de l'utilisation du logiciel « Tap'Touche ». Le traditionnel chiffon posé sur les mains n'étant pas très pratique, il fallut trouver une autre solution.

L'achat d'un cache clavier en plastique souple (Skinny Typehelp) ne fit pas l'affaire. L'enfant avait auparavant travaillé avec l'ergothérapeute sur le principe des touches de couleurs (gommettes). Il fallait dorénavant qu'il ne regarde plus, à la moindre hésitation, la position de ses doigts sur le clavier.

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Après quelques recherches infructueuses, nous avons décidé de réaliser un prototype en carton. Il devait dissimuler les touches et permettre le déplacement aisé des doigts tout en conservant une bonne visibilité de l'écran. Le modèle en carton, pour un usage occasionnel, est bien suffisant, mais comme pour le pupitre de table, nous en voulions un pliable et relativement robuste, pouvant être utilisé par toute la famille, avec un portable de 17 pouces ou un clavier traditionnel. Nous avons donc réalisé un deuxième cache clavier, mais en aluminium.


Plan et principales étapes de réalisation


Matériaux

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Plusieurs matériaux sont envisageables: bois, plastique, métal, carton. Nous aurions aimé le fabriquer en PVC noir de 3 à 4 mm d'épaisseur avec, pour les côtés pliables, des petites charnières fixées par des rivets aveugles (pop). Mais à défaut de trouver cette matière dans les grandes surfaces de bricolage, notre choix s'est finalement orienté vers l'aluminium.

Temps de fabrication

L'objet est assez simple à réaliser. Il faut compter quatre heures, pour un coût d'environ 6 euros (hors peinture ou autre revêtement de finition).

Réalisation

Sur une plaque de 500 x 250 mm et d'une épaisseur de 1.5 mm, les tracés sont effectués sur du papier adhésif (télécharger le plan). Pour concevoir les pliages, une maquette en carton des articulations a été préalablement réalisée. L'aluminium se coupe et se plie très facilement.

Les principaux outils nécessaires sont : une scie à métaux et/ou scie sauteuse, une cisaille tôle, une lime à métaux, une pince multiprise. Pour les pliages « artisanaux », un établi portable a fait l'affaire. Autre méthode : serrer la plaque entre deux morceaux de bois avec des serre-joints (ou un étau et jeu de mordaches) et plier la tôle à l'aide d'un maillet.

En prévision des fréquentes manipulations, des écrous freins maintiennent un serrage constant sur les articulations. Pour éviter tous risques de blessures, bien arrondir les angles et ébavurer l'ensemble des pièces avec de la toile émeri. Option de finition : peinture, vernis ou revêtement adhésif.



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